Independance Quebec

C'est la place pour parler des problèmes qui surgissent dans notre société, de vos pré-occupations envers l'avenir ou de tout autre sujet touchant la communauté. Si vous avez des suggestions pour améliorer l'état des choses, venez nous en faire part.

Re: Independance Quebec

Messagede leolo le Sam Mai 09, 2009 9:06 pm

Rejet par les libéreaux de Jean Charest de la motion sur l'incendie du parlement 25 avril 1849

http://www.youtube.com/watch?v=Sq1HA15QLEM

L’émeute du 25 avril 1849 et The Gazette

L'incendie de l'édifice du Parlement, le 25 avril 1849, n'est pas un simple fait divers. Il figure en tête d'une liste d'événements survenus à Montréal en 1849, «l'année de la terreur», selon le mot d'Édouard-Zotique Massicotte, «terreur jaune», précisait Joseph Royal, en référence aux Orangistes: le 25 avril, assaut contre le cortège du gouverneur par des extrémistes anglo-montréalais, saccage de l'Hôtel du Parlement, agressions contre les élus, incendie de l'édifice du Parlement et de sa bibliothèque, sabotage du matériel du service des incendies; dans les jours suivants, saccage de plusieurs résidences dont celle du premier ministre La Fontaine; le 30 avril, nouvelles agressions contre le cortège du gouverneur; le 10 mai, agression contre les convives de l'hôtel Cyrus; le 15 août, nouvelle attaque armée contre la résidence du premier ministre; le 20 août, incendie de l'hôtel Cyrus (où se déroulait l'enquête du coroner en présence du premier ministre), sans compter plusieurs autres incendies criminels, des agressions et combien d'autres méfaits tout au long de l'année.

Que s'est-il passé pour qu'un segment important de la communauté anglo-montréalaise s'attaque subitement aux institutions les plus fondamentales du pays, le gouverneur, le premier ministre, le Parlement et sa bibliothèque?

La nouvelle politique coloniale de la Grande-Bretagne constitue l'arrière-plan. Porté au pouvoir en 1846, le gouvernement whig prône le libre-échange, une décision qui bouleverse l'économie canadienne. Les vraies causes de cette violence sont cependant politiques et ethniques. Dans les 20 mois qui ont précédé l'émeute d'avril 1849, une série d'événements provoque une irritation croissante chez les tories qui croyaient bien l'avenir réglé par l'Acte d'Union:
• - le 10 août 1847, la reine sanctionne une loi qui établit une liste civile permanente et marque la fin de la «querelle des subsides» qui avait opposé le gouverneur à la majorité parlementaire du Bas-Canada pendant des décennies;
• - le 3 mars 1848, l'Assemblée retire sa confiance aux ministres nommés par le gouverneur et le gouverneur Elgin invite les chefs de la majorité réformiste, La Fontaine et Baldwin, à former un gouvernement, ce qu'ils font le 11. Un francophone, La Fontaine, devient premier ministre et Baldwin lui-même le reconnaît comme son chef;
• - le 14 août 1848, une loi du Parlement britannique révoque la clause de l'Acte d'Union qui proscrivait l'usage de la langue française dans les documents du Parlement;
• - le 18 janvier 1849, dans un discours du trône prononcé en partie en français, le gouverneur Elgin annonce l'amnistie générale des insurgés de 1837-1838 et une loi en ce sens est sanctionnée le 1er février 1849;
• - et, goutte d'eau ultime, le 13 février 1849, l'Assemblée législative entreprend l'étude d'une proposition de La Fontaine qui vise à indemniser les personnes dont les biens ont été endommagés ou détruits durant les répressions de 1837 et 1838 au Bas-Canada. Une mesure semblable avait été précédemment adoptée pour le Haut-Canada, à l'initiative d'Allan MacNab qui sera néanmoins le leader des opposants au bill de 1849! «L'Union, disait-il, d'après un reportage du Journal de Québec (8 février 1849), a complètement manqué son but. Elle fut créée pour l'unique motif d'assujettir les Canadiens français à la domination anglaise. Le contraire en est résulté».

En somme, en quelques mois, dans un esprit de démocratie, de justice et d'équité, le gouvernement britannique avait satisfait certaines revendications des Patriotes, reconnu leur langue, amnistié leurs chefs: fallait-il en plus, disaient les tories, dans une interprétation très particulière de la loi, «récompenser les rebelles»? Le 25 avril, quand le gouverneur Elgin sanctionne le bill des indemnités, on voit sauter la marmite que les médias anglophones de Montréal (The Gazette en tête) chauffaient depuis quelques mois.

Il y a dix ans, le 150e anniversaire de ces événements a failli passer inaperçu. Seul Le Devoir y a consacré un article substantiel le mercredi 21 avril. La Presse, qui avait régulièrement des articles de fond sur des sujets historiques, a choisi le 25 avril pour publier un texte sur les cinquante ans de l'Institut de réhabilitation de Montréal (ironie?), dont les lettres patentes datent de novembre 1949. Quant aux éditeurs de la Gazette, ils se sont probablement bien amusés en décidant de publier, dans leur édition du 25 avril 1999, un long texte sur une émeute survenue... le 10 mai 1849… à New York!

C’est pour réagir à cette amnésie, quelques mois plus tard, que Septentrion a édité Une capitale éphémère, une compilation d’études et de témoignages sur ces événements dramatiques qui attendent quand même toujours leur historien.

http://www.septentrion.qc.ca/gastondesc ... et_the.php
Seule la vérité triomphe
*Normand Lester, Le Livre noir du Canada anglais, tome 1, ISBN 2-89549-045-7
*Le Livre noir du Canada anglais, tome 2, ISBN 2-89549-065-1
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Re: Independance Quebec

Messagede leolo le Dim Mai 10, 2009 4:42 pm

Mieux comprendre la péréquation.

Par Jean-Claude Pomerleau

Le Québec n’a rien à gagner à pratiquer une politique de la mendicité envers Ottawa. Au contraire il a tout à perdre, à commencer par sa dignité et sa capacité de se doter d’une stratégie d’État cohérente pour son développement.

Depuis trop longtemps, on nous brandit le fait que la Québec dépend du programme de la péréquation (8 milliards de dollars) versé par Ottawa pour vivre; autrement il ne pourrait s’offrir tous les programmes sociaux que lui envie le ROC. Cet affirmation est trompeuse car elle ne tient compte que d’un poste budgétaire qui laisse croire que le manque à gagner serait de l’ordre de 8 milliards si le Québec se retirait de la fédération. Alors que pour avoir une idée exacte de ce bilan il faut évidemment prendre en compte l’ensemble des flux d’argents entre Québec et Ottawa.

Voici une des rares études (STATCAN, 2004) qui en fait un bilan un peu plus précis compte tenue des limites de la méthode et de la complexité du sujet: Revenus et dépenses de l’administration fédérale selon la province http://www.statcan.gc.ca/pub/11-010-x/0 ... 86-fra.htm: qui sont les gagnants et les perdants dans la Confédération? Conclusion: le Québec tire un avantage de 2,1 milliards de dollars de la fédération (soit 281$ par personne). On est donc loin du 8 milliards qu’on nous brandit comme argument massue pour nous maintenir dans ce système dysfonctionnel qu’est le fédéralisme!

Compte tenue du fait que, le Québec épargnerait 3 milliards de dollars en coûts de dédoublement s’il quittait la fédération, il n’y a donc rien a gagner à pratiquer une politique de la mendicité envers Ottawa. Et tout a perdre, a commencer par la dignité. Et la possibilité de se doter d’une stratégie d’État cohérente à partir du contrôle de l’ensemble de nos capacités d’agir. Bref, cette politique de la mendicité nous empêche de passer du statut de demi-État annexé, limité dans ses capacités d’agir, a celui d’État optimal; nous permettant de rejoindre le club des pays les plus performant au monde en matière de création et répartition de richesse: les pays d’Europe du Nord.

Selon cette même étude, les 2 grands perdants de la péréquation sont l’Ontario (20 milliards) et l’Alberta (8 Milliards); justement ceux qui sont les plus durement touchées par la crise actuelle. L’Ontario a déjà perdu 300 000 emplois manufacturiers, et se dirige vers 500 000. C’est la base de sa prospérité qui s’érode ainsi et qui, en grande partie, ne reviendra plus. Cette province jadis le moteur économique du Canada sera méconnaissable a la fin de la crise. Pas étonnant que cette province veule rétablir l’équité dans la fédération. http://www.aims.ca/equalization.asp?typ ... 1&fd=0&p=1

Entre autres mesures, la contestation en cour de la constitutionnalité de la péréquation et la renégociation des termes de l’assurance-emploi qui lui sont actuellement défavorables; l’Ontario menace même de mettre son propre programme en place se elle n’obtient pas les correctifs désirés. L’Alberta dépend du prix du pétrole, qui doit dépasser 70-80$ (coût de revient), pour assurer sa prospérité. La baisse de la demande due à la crise a fait tomber ce prix autour de 50$; conséquence des investissements de 45 milliards de dollars sont soit gelés, remis à plus tard ou abandonnés. Une baisse prolongé des prix du brut mènera a l’effondrement économique de cette province.

Dans ces circonstances d’une crise qui s’annonce plus longue que prévue (Banque du Canada et FMI), il devient de moins en moins tolérable pour ces deux provinces de contribuer plus qu’elles ne reçoivent de la fédération; surtout si elles perçoivent que le grand gagnant du système est le Québec! D’où la remise en question de la péréquation dont a fait échos The National Post. Proposition avec laquelle M. Camil Bouchard est d’accord. http://www.ameriquebec.net/actualites/2 ... quation.qc

Enfin une bonne nouvelle, le Parti Québécois vient de comprendre que le Québec n’a rien à gagner à pratiquer une politique de la mendicité envers Ottawa. A-t-il compris que la remise en question du programme de la péréquation, le ciment de la Constitutions canadienne, ouvre de nouvelles perspectives pour le Québec; laissant entrevoir la fin du Canada de Trudeau et la possibilité de sortir enfin de la cage à castors canadienne dans la dynamique que cela créerait. Une bonne raison pour en finir avec la péréquation.
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Re: Independance Quebec

Messagede leolo le Dim Mai 10, 2009 4:42 pm

Non à la péréquation!

Refuser le plat de lentilles!

Par Parti Québécois

La semaine dernière, Jean Charest pavoisait en affirmant que les versements de péréquation seraient plus généreux pour le Québec avec un gouvernement libéral au pouvoir qu’avec celui du Parti Québécois. En fait, il se montrait fier de ce que le Québec, de par l’indigence de son gouvernement en matière de développement économique, ait désormais davantage besoin de l’ argent d’Ottawa.

Le 14 avril, le National Post publiait un éditorial réclamant du gouvernement Harper qu’il mette fin au programme de péréquation. On peut y lire que, désormais, toutes les provinces du Canada étant aptes à offrir des services et des programmes sociaux d’égale valeur à leurs citoyens (ce qui constituait le fondement du programme au point de départ), le programme n’a plus sa raison d’être. Par surcroît, c’est encore le Québec des « nationalistes bruyants » (noisy nationalists) qui retirerait le plus de ce programme avec ses huit (8) milliards de transferts cette année . Le Post y trouve une bonne occasion de « tuer le programme » (kill equalization).

Pour une fois, je suis d’ accord avec le Post. Depuis le temps que, souverainistes, nous réclamons de pouvoir lever nos propres taxes et nos propres impôts , et de les consacrer à des programmes et des services qui sont prioritaires à nos yeux, voilà l’ occasion belle de réit érer encore une fois que nous échangerions volontiers ces versements de péréquation contre un contrôle plein et entier de nos impôts.

Nous versons plus de 50% de nos impôts à Ottawa qui se permet d’empiéter ensuite dans nos champs de compétences, de dé doubler certains de nos programmes, de contrôler entièrement la Caisse d’ assurance-emploi sans égards à nos priorités, d’investir sans notre consentement des sommes colossales dans l’armement ou dans l’ industrie pétrolière, de cr éer des programmes incompatibles avec les nôtres, de retarder indûment le versement de sommes importantes qui nous sont dues. Les versements de péréquation sont un plat de lentilles contre lequel nous échangeons notre âme, notre fierté et notre liberté. Ils sont le symbole le plus parlant de notre dépendance dysfonctionnelle envers Ottawa.

La semaine dernière Jean Charest, en réponse à une question de Pauline Marois, pavoisait en affirmant que les versements de péréquation seraient plus généreux pour le Québec avec un gouvernement libéral au pouvoir qu’avec celui du Parti Québécois. En fait, il se montrait fier de ce que le Québec, de par l’indigence de son gouvernement en matière de développement économique, ait désormais davantage besoin de l’ argent d’Ottawa.

Cela n’est rien d’autre qu’une illustration de l’attachement du premier ministre du Québec à un petit pain pour accompagner le plat de lentilles ! Un plat pour un premier ministre sans âme, sans fierté et sans goût pour la liberté.
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Re: Independance Quebec

Messagede SafeGuard le Mar Mai 12, 2009 5:47 am

Première fois que j'écris ici, mais bon;

leolo a écrit:Le Québec n’a rien à gagner à pratiquer une politique de la mendicité envers Ottawa. Au contraire il a tout à perdre, à commencer par sa dignité et sa capacité de se doter d’une stratégie d’État cohérente pour son développement.


une stratégie d’État cohérente, Ça existe ça ???
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Re: Independance Quebec

Messagede leolo le Mer Mai 13, 2009 3:38 pm

Citations indépendantiste.
http://www.quebeclibre.net/autres%20citations.html

Allaire, Jean
Ex-chef de l'ADQ
« C'est clair qu'Ottawa va dire non au début, mais le réalisme politique et économique du Canada anglais va prendre le dessus. Je le sais. Je les connais. »- 1994

Aquin, Hubert (1929-1977)
Écrivain
« Mais je cherche encore pourquoi le nationalisme, selon Trudeau, et plus particulièrement son expression séparatiste actuelle au Canada français, est un ferment de régression historique, sociale, humaine et logique. » - 1962

Archambault, Gilles
Romancier et nouvelliste
« Je me tiens pour Québécois, je supporte comme une fatalité que certains me tiennent pour un Canadien français, mais je me rebiffe si l'on veut me considérer comme Canadien. » - 1999

Beauchemin, Yves
Romancier
« Les Québécois, comme les autres peuples, devront accepter un jour d'être eux-mêmes, ce qui n'empêche ni l'ouverture aux autres, ni la fraternité. » - 1993

« Nous sommes une minorité déclinante, et les immigrants n'ont pas le goût de s'intégrer à une minorité. Seule l'indépendance peut renverser cette tendance. »- 1995

« Que demande-t-on aux Québécois en cette précampagne référendaire ? D'annuler les effets d'un désastre historique - la conquête anglaise de 1759. Cette conquête a eu deux effets: notre mise en tutelle par Londres; le début de notre mise en minorité.» - 1995

Bergeron, Gérard (1912-2002)
Théoricien politique
« Il faut dire avec force que le séparatisme n'est nullement une idée absurde ni utopique. Le nationalisme d'émancipation est même une fin collective noble qui a eu dans l'Histoire une force populaire certaine. »

« En tant que produit historique et entité politique, le Québec a toujours eu une vocation naturelle à l'indépendance. »

Bertrand, Guy
Avocat
« Ceux qui luttent contre l'indépendance du Québec favorisent, consciemment ou inconsciemment, avec bonne ou mauvaise foi, la disparition de leur peuple. » - 1996

Bissoondath, Neil
Romancier et nouvelliste d'origine indienne
« Quand je parle de la loi 101 avec des anglophones, ils me prennent pour un séparatiste. Ils prétendent apprécier le fait français, mais ne veulent ni le reconnaître, ni le protéger. » - 1995

Bissonnette, Lise
Journaliste et écrivaine
«Le projet culturel devrait porter le projet social et économique, car c'est une idée de la beauté qui soutient le souci de l'environnement. Car c'est une réflexion éthique qui donne le souci de l'égalité. Car se sont des références historiques qui portent l'aspiration démocratique. Car c'est l'accès au roman, au théatre, aux musiques qui permet aux cultures différentes, aux civilisations éloignées, de s'apprivoiser plutôt que de s'affronter.»

Blais, Yves (1931-1998)
Député à l'Assemblée nationale du Québec
« Qu'on appelle ça souveraineté, indépendance, affirmation nationale ou autrement, l'important pour moi, c'est que je veux que ce territoire appelé Québec appartienne à son peuple. » - 1984

Bourassa, Henri (1868-1952)
Journaliste et homme politique québécois
« L'histoire de la Confédération canadienne, c'est la série lamentable de nos déchéances et de nos défaites par la fausse conciliation. »

Bourassa, Robert (1933-1996)
Premier ministre du Québec
« Politiquement, c'est un affront à la dignité du peuple québécois de se faire imposer la loi fondamentale du pays. »

Chaput, Marcel (1918-1991)
Homme de science, homme politique
« Le monde est fait de séparatistes. L'homme qui est maître chez lui est séparatiste. Les cent nations de la terre qui cherchent à conserver leur identité nationale sont séparatistes. » - 1961

Chaput-Rolland, Solange
Romancière, ex-députée de l'Assemblée nationale, ex-sénatrice (1919-2001)
« Je sais aujourd'hui de façon définitive que dans la conjoncture actuelle de notre vie nationale, mon pays, ce n'est pas et ce ne sera jamais le Canada. J'ai honnêtement cherché un dénominateur commun entre Canadiens de langue française et anglaise, et je ne l'ai pas trouvé. En conséquence, je reviens à la terre Québec plus québécoise que canadienne-française, parce que j'ai appris durement, douloureusement et définitivement que pour demeurer fidèle à la ligne profonde de mon passé, de mon présent et de tout ce qui compose mon être de langue et de culture françaises, je dois vivre au Québec dans un pays qui, un jour, deviendra peut-être mon pays. »

De Lorimier, Chevalier (1803-1839)
Homme politique pendu par les Anglais
« Je meurs sans remords, je ne désirais que le bien de mon pays dans l'insurrection et l'indépendance; mes vues et mes actions étaient sincères et n'ont été entachées d'aucun des crimes qui déshonorent l'humanité et qui ne sont que trop communs dans l'effervescence des passions déchaînées. » - 1838

« Quant à vous, mes compatriotes, peuple, mon exécution et celle de mes camarades d'échafaud vous sont utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que nous devons attendre du gouvernement anglais. » - 1838

Dion, Léon (1923-1997)
Politicologue
« Depuis 1763, nous n'avons plus d'histoire, sinon celle, par réfraction, que nos conquérants veulent bien nous laisser vivre, pour nous calmer. Cette tâche leur est d'autant plus facile que nous sécrétons nos propres bourreaux. »

« [...) Entre le statu quo constitutionnel et l'indépendance du Québec, je choisirais l'indépendance. »

Duceppe, Gilles
Chef du Bloc québécois
« Le choix est maintenant clair, prendre le Canada tel quel ou nous donner notre propre pays. » - 1997

« Par contre, quand le gouvernement fédéral soutient sans broncher qu'advenant la souveraineté du Québec le sort des francophones du Canada serait en péril, il n'est pas en train de défendre les francophones ou d'assurer leur survie, il est en train de les menacer. » - 1998

« Je souligne par ailleurs que, même en l'absence d'entente avec le Canada, un Québec souverain serait viable, prospère et ouvert sur le monde. » - 2000

Duplessis, Maurice (1880-1959)
Premier ministre du Québec
« Nous ne réclamons que le droit d'être maître chez nous et de nous occuper de nos propres affaires. » - 1946

« Si l'on considère la présence du Québec au sein de la Confédération comme un obstacle, nous sommes prêts à nous retirer. » - 1954

Dumont, Fernand (1927-1997)
Sociologue
« Je crois que le pire défaut des Québécois francophones, c'est le mépris de soi. »- 1997

Dumont, Mario
Chef de l'ADQ
«Voter non (à la souveraineté avec partenariat), c'est avoir peur d'avoir peur.» -1995

Dutrisac, Benoît
Journaliste et animateur
« Si nous ne voulons pas former un pays francophone, alors assimilons-nous pour obtenir tous les avantages des pays anglophones. Le choix m'apparaît clair. » - 1995

Éthier, Stéphane
Animateur
« En souhaitant que le Québec devienne un pays, je ne revendique pas pur mon peuple le droit de se séparer de qui que ce soit, mais celui d'être différent et de l'affirmer. » - 1995

Facal, Joseph
Ministre québécois
« Justement, la souveraineté du Québec est, de toutes les options, la seule qui n'a pas encore été essayée. » - 2000

« Quand M. [Stéphane] Dion dit qu'il ne tiendrait aucun compte d'un référendum, même largement gagnant, se rend-il compte qu'il illustre jusqu'à la caricature à quel point le système politique canadien est incapable d'accéder à la plus légitime des demandes québécoises et à quel point seule la souveraineté pourra garantir la sauvegarde de nos systèmes de santé, d'éducation et d'aide sociale présentement asphyxiés par l'étranglement fiscal d'Ottawa ? » - 2001

Gagné, Gilles
Sociologue
« Je suis favorable à l'indépendance du Québec parce que je suis favorable à ce qui reste de la souveraineté politique dans un système mondial qui se déploie contre elle... » - 2000

Gauthier, Michel
Député bloquiste
« Contrairement à ce que certains prétendent, l'affirmation des identités nationales n'est pas un recul. C'est plutôt la première étape d'une vraie association entre les peuples. Comme le dit si bien Boutros Boutros Ghali: "Pour entrer en relation avec l'autre, il faut d'abord être soi-même." » - 1996

Groulx, Lionel (1878-1967)
Historien, éducateur, et intellectuel
« Nous à choisir ou de devenir les maîtres chez nous ou de nous résigner à jamais aux destinées d'un peuple de serfs. » - 1920

Johnson, Daniel (1966-1968)
Premier ministre du Québec
« Après trois siècles de labeur, notre nation a bien mérité de vivre librement. Tant mieux si elle peut se sentir chez elle d'un océan à l'autre. Ce qui implique qu'on lui reconnaisse l'égalité complète. Sinon il faudra bien faire l'indépendance du Québec. »

« Égalité ou indépendance. »

« J'aimerais être le premier président d'une République du Québec, État associé au reste du Canada. »

« Le fédéralisme de 1867 a été un échec il faut le remplacer par une nouvelle alliance entre les deux nations.»

« Parce qu'il n'a pas été observé ni dans sa lettre ni dans son esprit, le pacte de 1867 est devenu désuet. » - 1963

Lalonde, Francine
Députée bloquiste
« La souveraineté du Québec ne se fera pas contre le Canada, elle se fera pour le Québec en association avec le Canada. Cette souveraineté apparaît plus que jamais essentielle. » -1996

Langevin, André (1927 - )
Romancier et dramaturge
« Tous les colonisés du monde et de l'histoire se sont fait dire que leur affranchissement les conduirait à la ruine et au marasme social. »

Laurier, Wilfrid (1841-1919)
Homme politique canadien
« La Confédération sera la tombe de la race française et la ruine du Bas-Canada. »

Legault, Josée
Chroniqueuse et conseillère politique
« Il faut que le pouvoir devienne aussi un instrument de promotion de la souveraineté. Il faut que ça serve à quelque chose d'être au pouvoir. » - 2002

Léger, Jean-Marc
Journaliste, auteur, diplomate
« C'est la part d'universel en nous-mêmes que nous défendons en recherchant l'émancipation du Québec; c'est notre devoir envers la diversité du monde que nous accomplissons. » - 1993

« Reconnaissons, que c'est pour le moins un motif d'étonnement qu'un peuple hésite à se donner le pays qui est à la portée de main, à portée de volonté. Il ne lui est pourtant même pas demandé l'audace ni le courage, simplement une certaine lucidité, une certaine cohérence, un peu de fierté, bref l'ordinaire des jours pour tout un chacun. » - 1993

Lussier, Doris (1918 - 1993)
Écrivain et humoriste
« Il est préférable d'être des amis séparés que des conjoints ennemis. Car le fond du problème canado-québécois, c'est bien ça. Ça a toujours été ça. Et ce sera toujours ça. La cohabitation forcée, ce n'est pas la solution, c'est le problème. » - 1990

« Que voulez-vous, le Canada, ce n'est pas un pays, c'est deux pays. Aussi bien le reconnaître juridiquement puisque c'est vrai sociologiquement. Leur séparation n'est qu'un impératif de la réalité.» - 1990

Malavoy, Marie
Ministre péquiste
« Qu'on le veuille ou non, on ne fera pas la souveraineté uniquement pour des raisons économiques. Ce qui nous donne d'abord l'envie de faire un pays avec le Québec, c'est le partage d'une culture et d'une langue qui sont françaises en Amérique du Nord. Je veux qu'on en parle. » - 1994

Monière, Denis
Professeur de science politique
« Le Canada ne peut pas être mon pays, car il ne me permet pas d'être moi-même et restreint ma liberté en m'imposant le statut de minorité. » - 1995

« Il [le fédéralisme] a surtout servi d'instrument de minorisation des Canadiens français puisque, du tiers de la population canadienne que nous étions en 1867, nous en constituons moins du quart actuellement et que le déclin se poursuit. Cette minorisation démographique a de lourdes conséquences politiques. » - 1995

« L'indépendance ne nous rendra pas meilleurs ou pires que les autres, elle nous permettra simplement d'être comme les autres peuples et de témoingner de nos valeurs à l'échelle universelle. » - 1995

Mulroney, Brian
Premier ministre du Canada
« Le Québec sera distinct à l'intérieur du Canada, ou alors il le sera à l'extérieur du Canada. »-1984

Payette, Lise
Ministre péquiste, animatrice, et romancière
« L'indépendance du Québec se fera. Même ceux qui s'y opposent savent au fond d'eux-même que ce n'est qu'une question de temps. » - 1982

Pearson, Lester
Premier ministre du Canada (1963-1968)
« Bien que le Québec soit une province faisant partie de la Confédération nationale, il est plus qu'une province, en ce sens qu'il est la patrie d'un peuple : il constitue très nettement une nation dans une nation. »

Perreault, Robert
Ministre péquiste
« Mais il faut se rappeler qu'il n'y a aucun intérêt à être minorisé, et il n'y a qu'une seule façon de ne pas l'être, c'est d'assurer l'indépendance du Québec. » - 1999

« Je crois très sincèrement qu'après quarantge ans de débats, il est dans l'intérêt des Québécois que cette question soit réglée et qu'elle soit réglée le plus rapidement possible dans le sens de la souveraineté du Québec. C'est ma conviction la plus certaine. » - 2000

Pujol, Jordi
Président autonome de la Catalogne
« Écoutez, il y a 20 ans, j'ai suivi ce qu'était le mouvement québécois et, en acceptant l'invitation du gouvernement québécois, je tenais à travers cette présence à manifester notre sympathie, notre appuie et notre compréhension à la cause nationale au Québec. » - 1996

Robinson, Svend
Député du NPD à la Chambre des communes
« Si une majorité de Québécois décidaient de se séparer, il est clair pour moi que le reste du Canada devrait répondre en s'engageant dans un dialogue respectueux. » - 1995

Ryan, Claude (1925-2004)
Éditorialiste et homme politique
« Les Québécois forment un peuple. » - 1995

« Tous sont d'accord pour reconnaître que l'avenir politique du Québec, quelle que soit l'option devant être retenue, relève en dernière analyse de la volonté souveraine du peuple québécois. »- 1998

Seymour, Michel
Philosophe
« Le problème canadien, faut-il le rappeler, ne réside pas dans le refus québécois d'admettre leur identité civique canadienne, mais bien dans le refus canadien d'admettre la nation québécoise. Et c'est ce refus qui constitue un argument de poids en faveur de l'indépendance du Québec. » - 1999

Saint-Hilaire, Caroline
Députée bloquiste
« À ce compte-là, toutes les provinces désireraient être souveraines. S'il existe une forte volonté de souveraineté au Québec, c'est que ce mouvement se base sur des critères qui dépassent la simple gestion des affaires publiques. Ces critères sont de l'ordre de la démocratie, de la notion de peuple, de la volonté de vivre en commun des Québéecois et de l'histoire commune. » - 1999

Tessier, Marcel
Historien
« Si les Québécois connaissaient leur histoire, ils seraient souverains depuis longtemps !» - 2001

Trudeau, Pierre Ellioth
Premier ministre du Canada (1968-1979, 1980-1984)
« Si un gouvernement dispose d'une telle surabondance de revenus qu'il entreprend d'assurer la partie du bien commun qui n'est pas de sa juridiction, la présomption se crée qu'un tel gouvernement a pris plus que sa part de la capacité fiscale. »

Vadeboncoeur, Pierre
Écrivain et essayiste
« Par notre langue, nous sommes d'ailleurs des étrangers pour l'Amérique, ils n'entretiennent pas la moindre idée que nous devrions même exister. [...] Idéalement nous n'existons pas. » - 1995

« Ce qui arriverait en demeurant dans le Canada, ce qui arrive, ce qui a constamment tendance à arriver, c'est la domination d'une partie sur l'autre. Historiquement, ça a été cela, le Canada. »-1995

Vaillancourt, Armand
Sculpteur
« On est un peuple qui a été tellement opprimé. Comment peut-on, au cours des années, penser qu'Ottawa et les autres provinces vont nous faire un cadeau à un moment donné ? » - 1999
Seule la vérité triomphe
*Normand Lester, Le Livre noir du Canada anglais, tome 1, ISBN 2-89549-045-7
*Le Livre noir du Canada anglais, tome 2, ISBN 2-89549-065-1
*Le Livre noir du Canada anglais, tome 3, ISBN 2-89549-117-8
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Re: Independance Quebec

Messagede leolo le Sam Mai 16, 2009 10:07 pm

Citations de René-Lévesque

« Nous croyons que nous pouvons nous en tirer mieux sans le Canada que le Canada sans nous. » - 1964

« Pour un petit peuple comme le nôtre, sa situation minoritaire sur un continent anglo-saxon crée déjà une tentation permanente de ce refus de soi-même, qui a les attraits d'une pente facile, au bas de laquelle se trouverait la noyade confortable dans le grand tout. » - 1968

« Il est des points [...] où le courage et l'audace tranquilles deviennent pour un peuple, aux moments clés de son existence, la seule forme de prudence convenable. S'il n'accepte pas alors le risque calculé des grandes étapes, il peut manquer sa carrière à tout jamais, exactement comme l'homme qui a peur de la vie. » - 1968

« Nous avons eu l'impression, presque constamment au cours de notre histoire du dernier siècle, d'être en quelque sorte une colonie intérieure dont on tolérait la "différence" à condition qu'elle fût résignée à son sort et à l'infériorité collective qu'il lui imposait. »
- 1970

« Pour le Québec, 1970 a marqué le début d'une décennie décisive au cours de laquelle cette communauté de six millions d'habitants, vieille de près de quatre siècles, accédera à la souveraineté politique pour devenir le deuxième pays francophone en importance dans le monde, ou s'intégrera définitivement au tout canadien, y acceptant un simple statut de minorité ethnique. » - 1970

« Le Québec est [...] une nation née comme les autres, autant sinon mieux que la plupart des autres, pour s'épanouir et prendre ses affaires en main, mais qu'on a failli étouffer à jamais dans la ouate déprimante d'un climat politique et social paternaliste, complexé, tout rempli d'une "sainte" méfiance de l'homme et littéralement fait pour l'émasculer » - 1973

« La souveraineté provoque dans les milieux d'affaires anglo-canadiens une émotivité certaine. C'est la réaction normale de la majorité dominante, qui s'indigne de cette contestation de ses droits et privilèges traditionnels. » - 1978

« L'histoire le démontre [...] suffisamment: le reste du Canada n'a cédé aux revendications du Québec que lorsqu'il s'est senti obligé de le faire. » - 1980

« Il faut que nous osions saisir pour nous l'entière liberté du Québec, son droit à tout le contenu essentiel de l'indépendance, c'est-à-dire à la pleine maîtrise de toutes et chacune de ses principales décisions collectives. Cela signifie que le Québec doit devenir au plus tôt un État souverain. »
Dernière édition par leolo le Dim Mai 17, 2009 7:41 pm, édité 1 fois.
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Re: Independance Quebec

Messagede leolo le Dim Mai 17, 2009 7:40 pm

Citations de Pierre Bourgault

« On aurait tort de vouloir réduire un désir naturel de liberté à une simple réaction de ressentiment. » - 1961

« Qu'ils se soient appelés Duplessis, Sauvé ou Lesage, nos chefs d'État se sont tous heurtés rapidement aux barrières qu'impose à notre évolution le gouvernement central, par une habile exploitation des obscurités de l'Acte de l'Amérique du Nord britannique. » - 1961

« Cela ne va pas sans difficultés, cela est certain, mais les avantages de l'indépendance sont si grands que ces peuples n'ont pas hésité à s'engager dans la lutte pour leur libération. » - 1963

« Si nous nous regardons le nombril, il est évident que nous nous trouvons petits, faibles, sans défense. Si, par ailleurs, nous nous comparons, nous nous apercevons rapidement que nous sommes beaucoup plus forts que nous ne l'imaginons. » - 1964

« Nous indépendantistes, nous aspirons à l'internationalisme mais nos adversaires annoncent qu'ils veulent nous provincialiser de plus en plus. » - 1965

« Nous savons qu'il est difficile pour un individu d'assumer une vie adulte, de se sevrer de ses parents. Nous savons qu'il n'en va pas autrement pour les nations et qu'il nous serait beaucoup plus facile de rester dans la Confédération que d'assumer l'indépendance du Québec. » - 1965

« Nous avons dit et répété que l'indépendance n'était pas une récompense pour les peuples parfaits: elle vient au début de la libération des peuples elle n'en est pas le couronnement. » - 1965

« Non, l'indépendance n'est pas une récompense, c'est un effort. Non, l'indépendance n'est pas une solution, mais un instrument - un instrument essentiel » - 1966

« Il est parfaitement naturel que les anglais, en grand nombre, luttent contre l'accession du Québec à l'indépendance. Mais il est absolument anormal, aberrant, incompréhensible et dangereux, qu'ils le fassent tous. » - 1978

« Je n'ai jamais compris pourquoi le nationalisme "canadian" de Pierre Trudeau était plus valable ou plus défendable que mon nationalisme québécois. Je n'ai jamais compris pourquoi le Canada devait être séparé des autres pays du monde pendant que le Québec devait, d'autorité, rester attaché au Canada. » - 1994

« Nous ne voulons pas être une province "pas comme les autres", nous voulons être un pays comme les autres. »

« J'ai souvent passé pour un extrémiste parce qu'on croyait que l'indépendance était une solution extrémiste. C'est tout à fait ridicule. Dans ce cas, tous les pays indépendants seraient extrémistes. Seuls les colonisés peuvent traiter d'extrémistes ceux qui parlent de l'indépendance. »

« Pour moi, 60 à 65 pour cent représente un votre démocratique, 80 pour cent un vote xénophobe et 97 pour cent... c'est un vote carrément raciste. » - 1995 (sur le vote anglophone qui aurait été de 97 pour cent pour le Non selon un sondage)
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