Citations indépendantiste.http://www.quebeclibre.net/autres%20citations.htmlAllaire, Jean
Ex-chef de l'ADQ
« C'est clair qu'Ottawa va dire non au début, mais le réalisme politique et économique du Canada anglais va prendre le dessus. Je le sais. Je les connais. »- 1994
Aquin, Hubert (1929-1977)
Écrivain
« Mais je cherche encore pourquoi le nationalisme, selon Trudeau, et plus particulièrement son expression séparatiste actuelle au Canada français, est un ferment de régression historique, sociale, humaine et logique. » - 1962
Archambault, Gilles
Romancier et nouvelliste
« Je me tiens pour Québécois, je supporte comme une fatalité que certains me tiennent pour un Canadien français, mais je me rebiffe si l'on veut me considérer comme Canadien. » - 1999
Beauchemin, Yves
Romancier
« Les Québécois, comme les autres peuples, devront accepter un jour d'être eux-mêmes, ce qui n'empêche ni l'ouverture aux autres, ni la fraternité. » - 1993
« Nous sommes une minorité déclinante, et les immigrants n'ont pas le goût de s'intégrer à une minorité. Seule l'indépendance peut renverser cette tendance. »- 1995
« Que demande-t-on aux Québécois en cette précampagne référendaire ? D'annuler les effets d'un désastre historique - la conquête anglaise de 1759. Cette conquête a eu deux effets: notre mise en tutelle par Londres; le début de notre mise en minorité.» - 1995
Bergeron, Gérard (1912-2002)
Théoricien politique
« Il faut dire avec force que le séparatisme n'est nullement une idée absurde ni utopique. Le nationalisme d'émancipation est même une fin collective noble qui a eu dans l'Histoire une force populaire certaine. »
« En tant que produit historique et entité politique, le Québec a toujours eu une vocation naturelle à l'indépendance. »
Bertrand, Guy
Avocat
« Ceux qui luttent contre l'indépendance du Québec favorisent, consciemment ou inconsciemment, avec bonne ou mauvaise foi, la disparition de leur peuple. » - 1996
Bissoondath, NeilRomancier et nouvelliste d'origine indienne
« Quand je parle de la loi 101 avec des anglophones, ils me prennent pour un séparatiste. Ils prétendent apprécier le fait français, mais ne veulent ni le reconnaître, ni le protéger. » - 1995
Bissonnette, Lise
Journaliste et écrivaine
«Le projet culturel devrait porter le projet social et économique, car c'est une idée de la beauté qui soutient le souci de l'environnement. Car c'est une réflexion éthique qui donne le souci de l'égalité. Car se sont des références historiques qui portent l'aspiration démocratique. Car c'est l'accès au roman, au théatre, aux musiques qui permet aux cultures différentes, aux civilisations éloignées, de s'apprivoiser plutôt que de s'affronter.»
Blais, Yves (1931-1998)
Député à l'Assemblée nationale du Québec
« Qu'on appelle ça souveraineté, indépendance, affirmation nationale ou autrement, l'important pour moi, c'est que je veux que ce territoire appelé Québec appartienne à son peuple. » - 1984
Bourassa, Henri (1868-1952)
Journaliste et homme politique québécois
« L'histoire de la Confédération canadienne, c'est la série lamentable de nos déchéances et de nos défaites par la fausse conciliation. »
Bourassa, Robert (1933-1996)
Premier ministre du Québec
« Politiquement, c'est un affront à la dignité du peuple québécois de se faire imposer la loi fondamentale du pays. »
Chaput, Marcel (1918-1991)
Homme de science, homme politique
« Le monde est fait de séparatistes. L'homme qui est maître chez lui est séparatiste. Les cent nations de la terre qui cherchent à conserver leur identité nationale sont séparatistes. » - 1961
Chaput-Rolland, Solange
Romancière, ex-députée de l'Assemblée nationale, ex-sénatrice (1919-2001)
« Je sais aujourd'hui de façon définitive que dans la conjoncture actuelle de notre vie nationale, mon pays, ce n'est pas et ce ne sera jamais le Canada. J'ai honnêtement cherché un dénominateur commun entre Canadiens de langue française et anglaise, et je ne l'ai pas trouvé. En conséquence, je reviens à la terre Québec plus québécoise que canadienne-française, parce que j'ai appris durement, douloureusement et définitivement que pour demeurer fidèle à la ligne profonde de mon passé, de mon présent et de tout ce qui compose mon être de langue et de culture françaises, je dois vivre au Québec dans un pays qui, un jour, deviendra peut-être mon pays. »
De Lorimier, Chevalier (1803-1839)
Homme politique pendu par les Anglais
« Je meurs sans remords, je ne désirais que le bien de mon pays dans l'insurrection et l'indépendance; mes vues et mes actions étaient sincères et n'ont été entachées d'aucun des crimes qui déshonorent l'humanité et qui ne sont que trop communs dans l'effervescence des passions déchaînées. » - 1838
« Quant à vous, mes compatriotes, peuple, mon exécution et celle de mes camarades d'échafaud vous sont utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que nous devons attendre du gouvernement anglais. » - 1838
Dion, Léon (1923-1997)
Politicologue
« Depuis 1763, nous n'avons plus d'histoire, sinon celle, par réfraction, que nos conquérants veulent bien nous laisser vivre, pour nous calmer. Cette tâche leur est d'autant plus facile que nous sécrétons nos propres bourreaux. »
« [...) Entre le statu quo constitutionnel et l'indépendance du Québec, je choisirais l'indépendance. »
Duceppe, Gilles
Chef du Bloc québécois
« Le choix est maintenant clair, prendre le Canada tel quel ou nous donner notre propre pays. » - 1997
« Par contre, quand le gouvernement fédéral soutient sans broncher qu'advenant la souveraineté du Québec le sort des francophones du Canada serait en péril, il n'est pas en train de défendre les francophones ou d'assurer leur survie, il est en train de les menacer. » - 1998
« Je souligne par ailleurs que, même en l'absence d'entente avec le Canada, un Québec souverain serait viable, prospère et ouvert sur le monde. » - 2000
Duplessis, Maurice (1880-1959)
Premier ministre du Québec
« Nous ne réclamons que le droit d'être maître chez nous et de nous occuper de nos propres affaires. » - 1946
« Si l'on considère la présence du Québec au sein de la Confédération comme un obstacle, nous sommes prêts à nous retirer. » - 1954
Dumont, Fernand (1927-1997)
Sociologue
« Je crois que le pire défaut des Québécois francophones, c'est le mépris de soi. »- 1997
Dumont, Mario
Chef de l'ADQ
«Voter non (à la souveraineté avec partenariat), c'est avoir peur d'avoir peur.» -1995
Dutrisac, Benoît
Journaliste et animateur
« Si nous ne voulons pas former un pays francophone, alors assimilons-nous pour obtenir tous les avantages des pays anglophones. Le choix m'apparaît clair. » - 1995
Éthier, Stéphane
Animateur
« En souhaitant que le Québec devienne un pays, je ne revendique pas pur mon peuple le droit de se séparer de qui que ce soit, mais celui d'être différent et de l'affirmer. » - 1995
Facal, Joseph
Ministre québécois
« Justement, la souveraineté du Québec est, de toutes les options, la seule qui n'a pas encore été essayée. » - 2000
« Quand M. [Stéphane] Dion dit qu'il ne tiendrait aucun compte d'un référendum, même largement gagnant, se rend-il compte qu'il illustre jusqu'à la caricature à quel point le système politique canadien est incapable d'accéder à la plus légitime des demandes québécoises et à quel point seule la souveraineté pourra garantir la sauvegarde de nos systèmes de santé, d'éducation et d'aide sociale présentement asphyxiés par l'étranglement fiscal d'Ottawa ? » - 2001
Gagné, Gilles
Sociologue
« Je suis favorable à l'indépendance du Québec parce que je suis favorable à ce qui reste de la souveraineté politique dans un système mondial qui se déploie contre elle... » - 2000
Gauthier, Michel
Député bloquiste
« Contrairement à ce que certains prétendent, l'affirmation des identités nationales n'est pas un recul. C'est plutôt la première étape d'une vraie association entre les peuples. Comme le dit si bien Boutros Boutros Ghali: "Pour entrer en relation avec l'autre, il faut d'abord être soi-même." » - 1996
Groulx, Lionel (1878-1967)
Historien, éducateur, et intellectuel
« Nous à choisir ou de devenir les maîtres chez nous ou de nous résigner à jamais aux destinées d'un peuple de serfs. » - 1920
Johnson, Daniel (1966-1968)
Premier ministre du Québec
« Après trois siècles de labeur, notre nation a bien mérité de vivre librement. Tant mieux si elle peut se sentir chez elle d'un océan à l'autre. Ce qui implique qu'on lui reconnaisse l'égalité complète. Sinon il faudra bien faire l'indépendance du Québec. »
« Égalité ou indépendance. »
« J'aimerais être le premier président d'une République du Québec, État associé au reste du Canada. »
« Le fédéralisme de 1867 a été un échec il faut le remplacer par une nouvelle alliance entre les deux nations.»
« Parce qu'il n'a pas été observé ni dans sa lettre ni dans son esprit, le pacte de 1867 est devenu désuet. » - 1963
Lalonde, Francine
Députée bloquiste
« La souveraineté du Québec ne se fera pas contre le Canada, elle se fera pour le Québec en association avec le Canada. Cette souveraineté apparaît plus que jamais essentielle. » -1996
Langevin, André (1927 - )
Romancier et dramaturge
« Tous les colonisés du monde et de l'histoire se sont fait dire que leur affranchissement les conduirait à la ruine et au marasme social. »Laurier, Wilfrid (1841-1919)
Homme politique canadien
« La Confédération sera la tombe de la race française et la ruine du Bas-Canada. »
Legault, Josée
Chroniqueuse et conseillère politique
« Il faut que le pouvoir devienne aussi un instrument de promotion de la souveraineté. Il faut que ça serve à quelque chose d'être au pouvoir. » - 2002
Léger, Jean-Marc
Journaliste, auteur, diplomate
« C'est la part d'universel en nous-mêmes que nous défendons en recherchant l'émancipation du Québec; c'est notre devoir envers la diversité du monde que nous accomplissons. » - 1993
« Reconnaissons, que c'est pour le moins un motif d'étonnement qu'un peuple hésite à se donner le pays qui est à la portée de main, à portée de volonté. Il ne lui est pourtant même pas demandé l'audace ni le courage, simplement une certaine lucidité, une certaine cohérence, un peu de fierté, bref l'ordinaire des jours pour tout un chacun. » - 1993
Lussier, Doris (1918 - 1993)
Écrivain et humoriste
« Il est préférable d'être des amis séparés que des conjoints ennemis. Car le fond du problème canado-québécois, c'est bien ça. Ça a toujours été ça. Et ce sera toujours ça. La cohabitation forcée, ce n'est pas la solution, c'est le problème. » - 1990
« Que voulez-vous, le Canada, ce n'est pas un pays, c'est deux pays. Aussi bien le reconnaître juridiquement puisque c'est vrai sociologiquement. Leur séparation n'est qu'un impératif de la réalité.» - 1990
Malavoy, Marie
Ministre péquiste
« Qu'on le veuille ou non, on ne fera pas la souveraineté uniquement pour des raisons économiques. Ce qui nous donne d'abord l'envie de faire un pays avec le Québec, c'est le partage d'une culture et d'une langue qui sont françaises en Amérique du Nord. Je veux qu'on en parle. » - 1994
Monière, Denis
Professeur de science politique
« Le Canada ne peut pas être mon pays, car il ne me permet pas d'être moi-même et restreint ma liberté en m'imposant le statut de minorité. » - 1995
« Il [le fédéralisme] a surtout servi d'instrument de minorisation des Canadiens français puisque, du tiers de la population canadienne que nous étions en 1867, nous en constituons moins du quart actuellement et que le déclin se poursuit. Cette minorisation démographique a de lourdes conséquences politiques. » - 1995
« L'indépendance ne nous rendra pas meilleurs ou pires que les autres, elle nous permettra simplement d'être comme les autres peuples et de témoingner de nos valeurs à l'échelle universelle. » - 1995
Mulroney, BrianPremier ministre du Canada
« Le Québec sera distinct à l'intérieur du Canada, ou alors il le sera à l'extérieur du Canada. »-1984
Payette, Lise
Ministre péquiste, animatrice, et romancière
« L'indépendance du Québec se fera. Même ceux qui s'y opposent savent au fond d'eux-même que ce n'est qu'une question de temps. » - 1982
Pearson, LesterPremier ministre du Canada (1963-1968)
« Bien que le Québec soit une province faisant partie de la Confédération nationale, il est plus qu'une province, en ce sens qu'il est la patrie d'un peuple : il constitue très nettement une nation dans une nation. »
Perreault, Robert
Ministre péquiste
« Mais il faut se rappeler qu'il n'y a aucun intérêt à être minorisé, et il n'y a qu'une seule façon de ne pas l'être, c'est d'assurer l'indépendance du Québec. » - 1999
« Je crois très sincèrement qu'après quarantge ans de débats, il est dans l'intérêt des Québécois que cette question soit réglée et qu'elle soit réglée le plus rapidement possible dans le sens de la souveraineté du Québec. C'est ma conviction la plus certaine. » - 2000
Pujol, JordiPrésident autonome de la Catalogne
« Écoutez, il y a 20 ans, j'ai suivi ce qu'était le mouvement québécois et, en acceptant l'invitation du gouvernement québécois, je tenais à travers cette présence à manifester notre sympathie, notre appuie et notre compréhension à la cause nationale au Québec. » - 1996
Robinson, SvendDéputé du NPD à la Chambre des communes
« Si une majorité de Québécois décidaient de se séparer, il est clair pour moi que le reste du Canada devrait répondre en s'engageant dans un dialogue respectueux. » - 1995
Ryan, Claude (1925-2004)
Éditorialiste et homme politique
« Les Québécois forment un peuple. » - 1995
« Tous sont d'accord pour reconnaître que l'avenir politique du Québec, quelle que soit l'option devant être retenue, relève en dernière analyse de la volonté souveraine du peuple québécois. »- 1998
Seymour, MichelPhilosophe
« Le problème canadien, faut-il le rappeler, ne réside pas dans le refus québécois d'admettre leur identité civique canadienne, mais bien dans le refus canadien d'admettre la nation québécoise. Et c'est ce refus qui constitue un argument de poids en faveur de l'indépendance du Québec. » - 1999
Saint-Hilaire, Caroline
Députée bloquiste
« À ce compte-là, toutes les provinces désireraient être souveraines. S'il existe une forte volonté de souveraineté au Québec, c'est que ce mouvement se base sur des critères qui dépassent la simple gestion des affaires publiques. Ces critères sont de l'ordre de la démocratie, de la notion de peuple, de la volonté de vivre en commun des Québéecois et de l'histoire commune. » - 1999
Tessier, Marcel
Historien
« Si les Québécois connaissaient leur histoire, ils seraient souverains depuis longtemps !» - 2001
Trudeau, Pierre ElliothPremier ministre du Canada (1968-1979, 1980-1984)
« Si un gouvernement dispose d'une telle surabondance de revenus qu'il entreprend d'assurer la partie du bien commun qui n'est pas de sa juridiction, la présomption se crée qu'un tel gouvernement a pris plus que sa part de la capacité fiscale. »Vadeboncoeur, Pierre
Écrivain et essayiste
« Par notre langue, nous sommes d'ailleurs des étrangers pour l'Amérique, ils n'entretiennent pas la moindre idée que nous devrions même exister. [...] Idéalement nous n'existons pas. » - 1995
« Ce qui arriverait en demeurant dans le Canada, ce qui arrive, ce qui a constamment tendance à arriver, c'est la domination d'une partie sur l'autre. Historiquement, ça a été cela, le Canada. »-1995
Vaillancourt, Armand
Sculpteur
« On est un peuple qui a été tellement opprimé. Comment peut-on, au cours des années, penser qu'Ottawa et les autres provinces vont nous faire un cadeau à un moment donné ? » - 1999