Voilà un sujet qui chatouille l'une de mes amie Québéquoise: l'origine de Québec. Elle voit là un sujet d'un mensonge sur la fondation du Québec, un détournement de l'église catholique sur l'origine . Je livre l'information, Qu'en pensez-vous?
Charles Orillon dit Champagne, né en 1713 en Acadie, trouva refuge au Québec pour échapper au Grand Dérangement (1755-1763) : déportation des français par les anglais. Trouvant refuge au Québec (Canada), les Orillon dit Champagne sont considérés comme l’une des familles pionnières Acadienne de la région de Nicolet au Québec (près de Trois Rivières).
Son père, natif de la ville de la Flèche (France) ne se douta sans doute point que son installation en Nouvelle France donnera naissance à une longue descendance qui prit racine dans les tourments de l’histoire de ce peuple si attaché à ses racines.
Charles Orillon dit Champagne est né le 7 août 1713 à Annapolis Royal, anciennement Port Royal, en Acadie. Son père était Charles Aurillon dit Champagne, français d’origine, natif de la ville de La Flèche, du département de la Sarthe (duché d’Anjou) et sa mère Marie Anne Bastarache, d’origine Basque. Le 22 septembre 1734, Charles Orillon épousa à Port Royal Marie Anne Richard et fonda une famille de onze enfants.
Beaucoup de documents se rapportant à la famille Orillon leur attribuent le surnom de « Champagne ». Ce surnom indique probablement l’origine géographique de l’ancêtre Charles Aurillon. Plusieurs communes composant le territoire de la Champagne Manzelle, près de la ville de La Flèche, sont nommées de l’épithète « en Champagne » de par leurs anciens ressorts féodaux.
Charles Orillon a passé la première moitié de sa vie à Annapolis Royal. Il fut un témoin des batailles que se livrèrent les Français et les Micmacs contre les Anglais pour reconquérir l’Acadie Française. Lors du « Grand Dérangement », terme désignant la déportation des Acadiens de 1755 à 1763, Charles Orillon se réfugia dans les bois de la rivière St-Jean (Canada, Nouveau-Brunswick) avec sa famille, accompagné de plusieurs Acadiens, vivant de chasse et de pêche, dans la plus grande misère. Ses frères furent déportés en Nouvelle-Angleterre, d’autres se sont réfugiés en Louisiane (la Louisiane était à l’époque, sous la tutelle de la France)
Charles Orillon a gagné le Québec par la rivière et à travers les bois en compagnie de familles acadiennes pour fuir les anglais. Il gagna Québec comme en témoigne les naissances de quelques uns de ses enfants. Ses fils, Jean-Baptiste, Jean-Charles et Firmin, ont une forte descendance nommée, dans la région nicolétaine, « Orillon » et « Champagne ». A cause de leurs sentiments anti-britanniques, deux des gendres de Charles, soit Michel Pitre et Athanase Boudreau, ont dû quitter Nicolet pour s’établir dans le nord du Nouveau-Brunswick, accompagnés de leurs épouses respectives Marie Josephte et Félicité Orillon. Ses deux filles sont les seuls Orillon à revenir en Acadie après le « Grand Dérangement ».
Charles Orillon s’installa à Nicolet où il épousa en secondes noces, le 27 juin 1763, Marie Métis Doucet, veuve de Jean Baptiste Gaudet. Il n’eut pas d’enfant de ce deuxième lit. Les Orillon dit Champagne acquièrent au fil des années quelques arpents de terre aux abords de la rivière Nicolet. Charles Orillon est décédé à Nicolet le 19 mars 1790 à l’âge de 76 ans.
Les Orillon dit Champagne figurent dans la liste des familles pionnières Acadiennes au XVIIIè siècle [1] Ils ont élu domicile à Nicolet où ils sont également considérés comme l’une des familles souches Acadiennes de la région. « Les plus nombreux parmi les Acadiens de Nicolet sont les Champagne ou Orion. Nicolet est le berceau des Champagne au Québec et au Canada. » [2]
http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article696
Champlain ou Orillon de Champagne? une indrigue?
De toute façon, l'histoire.


